Invesco Real Estate acquiert du foncier pour produire 600 logements

Le consensus pour une classe d’actifs ne va pas sans conséquences. Nous faisons référence, en l’occurrence, à la logistique.

L’aspect consensus n’est plus à démontrer. « Fin 2019, avec un volume représentant le double de sa moyenne historique (6 milliards d’euros, contre 3) et un taux de rendement divisé par deux (de 8 à 4 %), on pouvait légitimement penser que le marché était en passe d’atteindre une fin de cycle. C’était sans compter sur l’effet Covid qui, à défaut d’interrompre le cycle, a eu un effet accélérateur » faisait récemment valoir dans nos colonnes, François Le Levier.

Désormais à la tête de l’activité industriel et logistique de CBRE France, le conseil précisait qu’en matière d’investissement, « auparavant, nous enregistrions dix demandes pour une offre sur le marché. Aujourd’hui, les demandes sont deux fois plus nombreuses »… De même, Franck Poizat, directeur capital market logistique de BNP Paribas Real Estate Transaction France affirmait, également récemment dans nos colonnes, que « de plus en plus d’investisseurs institutionnels souhaitent disposer d’entrepôts au sein de leur patrimoine ». A l’exemple d’Ivanhoé Cambridge, dont le « head of Europe and Asia-Pacific », Karim Habra, souligne, dans l’interview exclusive que nous publions aujourd’hui, qu’au total, « plus d’1,2 milliard d’euros ont été investis ou engagés en Europe à travers une dizaine de transactions directes et indirectes, dont plus de la moitié en France ». Tout en précisant que « la logistique a représenté près de 500 millions d’euros de transactions, sur un marché de l’ordre de 3 milliards d’euros »…

Bien entendu, le dynamisme du marché locatif ne peut qu’encourager les investisseurs. « La demande placée atteint 3 millions de mètres carrés en immobilier logistique sur l’ensemble de l’année 2020, soit une baisse de 15 % par rapport à l’exercice précédent » relève Arthur Loyd Logistique dans une analyse du marché en 2020. Cependant, « le marché des utilisateurs reste néanmoins en ligne avec la très bonne performance des cinq dernières années, notamment de par un net effet de rattrapage au deuxième semestre 2020 » note Didier Terrier, directeur général associé, selon qui « le confinement du printemps 2020 a, en effet, eu pour conséquence un report des commercialisations sur la deuxième partie d’année, qui concentre ainsi 71 % de la demande placée totale ».

Alors, logiquement, les taux de rendement s’en ressentent. Ce qui fait dire à Nicolas Chomette, directeur investissement chez Arthur Loyd Logistique : « résistance du marché utilisateurs, manque de produits disponibles à la vente, arrivée de nouveaux entrants, diversification du patrimoine, afflux constant de liquidités… Les mêmes fondamentaux demeurent sur le marché logistique, orientant le taux « prime » toujours à la baisse, passé sous la barre des 4 % en fin d’année 2020, à un niveau de 3,90 %. Des premières transactions ayant d’ores et déjà été actées en début d’année 2021 à des niveaux inférieurs »…

Sous pression peut-être…



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