Le jardin de la Butte Rouge à Paris menacé par la politique immobilière

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La Butte Rouge est l’une des 15 cités-jardins construites par l’OPHBM de la Seine dans la banlieue parisienne pour accueillir la population ouvrière. Inspirées par les théories de la cité-jardin défendues par Ebenezer Howard au début du XXe siècle en Angleterre, les initiatives de l’OPHBM de la Seine ont constitué une réponse abordable à la pénurie et à l’insalubrité des logements en région parisienne.

À Châtenay-Malabry, la cité-jardin a été conçue et réalisée par une équipe d’architectes – Joseph Bassompierre, Paul de Rutté et André Arfvidson, remplacé plus tard par Paul Sirvin – et d’un architecte paysagiste, André Riousse. La construction a été réalisée en sept phases entre 1931 et 1965.

Cet ensemble unique et exceptionnel comprend 3 900 logements répartis sur 70 hectares d’espaces verts, un mélange parfait de réforme sociale et d’innovation architecturale. Il s’agit d’un modèle urbain reconnu au niveau international en termes d’architecture et de paysage, ainsi qu’en termes sociaux et économiques.

Le projet de spéculation immobilière de l’ancien maire de Paris George Siffredi (directeur du programme d’urbanisme du quartier d’affaires de La Défense) prévoit la démolition de 15 immeubles, soit 85 % du parc de logements existant (2 800 logements), effaçant ainsi l’un des premiers exemples de ville-jardin en France. Pas un quartier, mais toute une ville. Les bâtiments, qui seraient faciles à rénover comme on le fait depuis les années 1920, seront démolis sous prétexte d’être vieux et peu sûrs.

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