Un promoteur partage les détails d’un projet géothermique dans le Puy-de-Dome, en France

Puy-de-Dome, Auvergne, France (source : Flickr/ Mikel Ortega, creative commons)

Lors de récentes réunions d’information, TLS Geothermics et Storengy ont partagé des détails sur leur projet géothermique prévu dans la région du Puy-de-Dome en France. Le projet pourrait commencer à forer dès le mois de novembre de cette année.

Le week-end dernier, deux réunions publiques ont eu lieu à Saint-Pierre-Roche, une ville d’un peu plus de 400 habitants dans la région du Puy-de-Dôme en France, pour un projet de géothermie profonde. Le projet prévoit dans un premier temps de forer deux puits à une profondeur d’environ 4 000 mètres dans le village de Prades, avec la possibilité de les prolonger par un autre double.

Le projet est co-développé par TLS Geothermics, une société toulousaine créée en 2012, et Storengy, une filiale d’Engie. Les deux entités recherchent un troisième actionnaire, capable de supporter le risque financier de 12 millions d’euros. Dans le Massif central, leur deuxième projet concerne le secteur de Montluçon, dans l’Allier.

TLS Geothermics sonde le sous-sol de la région depuis plusieurs années. Un périmètre de 50 km2 autour de Gelles, Saint-Pierre-le-Chastel, Olby, Mazayes et Saint-Pierre-Roche avait également été défini en 2018. Avec l’idée, à l’époque, de réaliser les forages en 2020, pour une exploitation à partir de 2022.

Pour répondre à certaines des préoccupations des municipalités locales concernant la pollution sonore, les risques liés à la sismicité, l’impact sur la biodiversité, les conséquences sur le prix de l’immobilier et l’attrait touristique du village, les réunions d’information avaient pour but de fournir des détails et de répondre à certaines des préoccupations.

Des événements sismiques ayant été signalés en rapport avec un projet géothermique dans la région Alsace en France, des inquiétudes ont également été soulevées pour ce projet. “Un réseau de capteurs sismiques d’environ 5 km autour du site sera mis en place avant le forage et permettra de mesurer l’impact”, a expliqué Mathieu Bellanger, ingénieur géologue chez TLS Geothermics. Une autre préoccupation est la question de savoir si le projet viserait également à extraire le lithium des saumures géothermiques. Mathieu Auxiètre, président de TLS Géothermie, a répondu à ces questions : “Nous supposons qu’il y a [some potential of lithium in the brine]mais on ne peut pas dire sans faire le forage. Pour l’instant, il n’existe pas de technique pour extraire le lithium. liquide. Il est au stade du laboratoire. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas de mine à ciel ouvert comme dans certains pays. ”

Le conseil municipal a donné un avis favorable (9 voix pour, 2 contre), au début du mois, sous certaines conditions, notamment le bruit. Le maire Joël Flandin ne s’attendait pas à une mobilisation “d’une telle ampleur” :

Nous avons délibéré pour le bien de la planète, avec l’idée de ??trouver des alternatives à l’énergie nucléaire. Le fait qu’une entreprise comme Engie soit derrière est rassurant.

Au sujet de la communication, le conseiller nie tout manque : “C’est un projet privé, pas un projet municipal.” Les élus de la communauté de communes des Dômes Sancy Artense devraient également se prononcer prochainement sur le sujet.

L’enquête publique commence le 22 février et se terminera le 25 mars. Le commissaire enquêteur sera présent à la mairie de Saint-Pierre-Roche certains jours. Des informations pratiques sont disponibles sur en cliquant ici (en français).

Le premier forage pourrait alors commencer en novembre prochain, dans le village de Prades. S’ils s’avèrent fructueux, l’entreprise passera à la deuxième phase : l’exploitation. “Ce sera l’objet d’une procédure différente, avec de nouvelles études d’impact”, a assuré Mathieu Auxiètre, devant un public décidément peu convaincu.

Source : La Montagne



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