Analyse : La LCF et la XFL pourraient s’entraider

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Un ballon de football avec le logo de la LCF est posé sur une chaise lors d’une conférence de presse à Winnipeg, vendredi 27 novembre 2015. LA PRESSE CANADIENNE/John Woods

TORONTO – Tout et n’importe quoi, semble-t-il, sera sur la table alors que la LCF et la XFL sont prêtes à entamer des discussions sérieuses sur un partenariat potentiel.

Et il semblerait, à première vue, que les deux ont quelque chose qui pourrait être bénéfique à l’autre.

La XFL, avec l’acteur et ancien catcheur professionnel Dwayne (The Rock) Johnson comme propriétaire, apportera argent, influence et un solide sens des affaires. Johnson, ancien joueur de la LCF, est un personnage plus grand que nature qui exerce un attrait mondial.

Johnson a plus de 15 millions de followers sur Twitter et ce chiffre passe à plus de 220 millions sur Instagram.

Rien que son implication dans la XFL devrait inciter un grand nombre de ses supporters à suivre le match lorsque la ligue reprendra ses activités. Un autre point positif serait l’influence et l’attrait de Johnson au sein de la communauté hollywoodienne.

Et puis il y a le sens des affaires de Dany Garcia, la présidente et propriétaire de la XFL. Non seulement elle a géré avec succès la carrière de Johnson – son ex-mari – mais elle est également propriétaire de Seven Bucks Productions, une société qui a été responsable de films tels que “Jumanji : Bienvenue dans la jungle” ainsi que “Hobbs &amp ; Shaw”, le spin-off de la franchise Fast and the Furious.

Johnson et Garcia, à eux seuls, forment un duo dynamique qui présente un attrait considérable pour le grand public et les investisseurs.

RedBird Capital Partners, qui s’est associé à Johnson et Garcia en 2020 pour acheter la XFL pour 15 millions de dollars, a également une grande influence financière. Selon le site Web de la XFL, la société d’investissement gère plus de 4 milliards de dollars d’actifs.

La CFL n’a pas joué en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19, une décision qui aurait fait perdre à la ligue entre 60 et 80 millions de dollars. C’est une perte importante pour un circuit de neuf équipes qui dépend fortement de la vente de billets pour générer ses revenus d’exploitation.

La ligue a fermement exprimé son désir de reprendre le jeu en 2021, mais la question reste de savoir quand exactement ? Le calendrier actuel prévoit que les neuf franchises joueront 18 matchs à partir du 10 juin, mais il ne serait pas surprenant que cette date soit repoussée car davantage de Canadiens reçoivent leur vaccin COVID-19.

Quelle que soit la date du début de la saison, la LCF pourrait avoir besoin de fonds de démarrage pour se lancer, étant donné le coup dur financier qu’elle a dû subir l’an dernier. L’an dernier, la ligue s’est tournée vers le gouvernement canadien pour obtenir une aide financière sous la forme d’un prêt sans intérêt de 30 millions de dollars.

Ottawa était prêt à offrir son aide mais avec un prêt qui devait être remboursé avec des intérêts. Lorsque le gouvernement a refusé de fournir une aide sans intérêt, la LCF a annulé ses plans pour une saison 2020 abrégée.

La sagesse conventionnelle suggère donc que la ligue aurait à nouveau besoin d’au moins 30 millions de dollars pour se lancer, surtout si les matchs sont initialement joués sans fans dans les tribunes. Et étant donné les poches profondes de la XFL, un partenariat avec la CFL pourrait inclure de l’argent pour la ligue canadienne, bien que Garcia ait été catégorique sur le fait que le “concept d’argent” était “la chose la plus éloignée de la vérité”.

Ce que la CFL offre à la XFL est un produit établi, historique. Elle possède des franchises solidement implantées dans neuf villes canadiennes avec des infrastructures et des opérations en place.

Elle peut fournir à la XFL un outil qui lui permettra d’exposer son produit au nord de la frontière et de s’éloigner des approches gadgets que la ligue a adoptées dans ses précédentes réincarnations.

La LCF a également une valeur sentimentale pour Johnson. Il a rejoint les Stampeders de Calgary en 1995 après sa carrière universitaire à Miami, dans l’espoir d’atterrir dans la NFL.

Mais cela ne s’est pas produit. Johnson n’a jamais joué pour Calgary, étant libéré de la liste d’entraînement du club.

Johnson a donc suivi les traces de son père Rocky, né au Canada, et est devenu lutteur professionnel. Le reste, comme on dit, appartient à l’histoire.

Bien que l’annonce de mercredi ait fait les gros titres dans toute l’Amérique du Nord, elle a accentué un autre aspect troublant pour la LCF. Bien que la ligue et la XFL aient apparemment discuté depuis des semaines, le commissaire Randy Ambrosie a informé l’Association des joueurs de la LCF des pourparlers mercredi.

Tout au long de la pandémie mondiale, Ambrosie a fermement affirmé l’importance pour la ligue et les joueurs d’être partenaires à l’avenir. Et une fois de plus, la LCF est allée de l’avant seule avant de faire appel aux joueurs.

Le directeur exécutif de l’APLFC, Brian Ramsay, ne s’est pas exprimé publiquement sur la nouvelle de mercredi, se contentant de dire sur les médias sociaux que la priorité du syndicat reste le retour sur le terrain en 2021.

Mais on pourrait suggérer que la nouvelle de mercredi a mis plus de pression sur la LCF pour s’assurer que la saison 21 ait lieu. En effet, tout partenariat avec la XFL serait prévu pour 2022, au plus tôt.

S’il n’y a pas de saison 2021 au Canada, il est difficile d’imaginer que la ligue existe, du moins dans son état actuel, en 2022.

Ce rapport de La Presse Canadienne a été publié pour la première fois le 10 mars 2021.



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