Le chien de garde des forêts de la Colombie-Britannique se prononce sur la plainte relative aux forêts anciennes

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Des branches couvertes de mousse sont visibles dans la forêt ancienne Avatar, près de Port Renfrew, sur l’île de Vancouver (C.-B.), le jeudi 29 septembre 2011. Une enquête menée par le chien de garde des pratiques forestières de la Colombie-Britannique a révélé que l’organisme provincial responsable de la mise aux enchères des permis de vente de bois n’a pas protégé adéquatement les vieilles forêts dans un bassin versant de l’île de Vancouver. LA PRESSE CANADIENNE/Jonathan Hayward

VICTORIA – Une enquête menée par le chien de garde des pratiques forestières de la Colombie-Britannique a révélé que l’organisme provincial responsable de la vente aux enchères des permis de vente de bois n’a pas protégé adéquatement les vieilles forêts dans une région de l’île de Vancouver.

Le Forest Practices Board indique que l’enquête découle d’une plainte déposée en 2018 concernant l’abattage par les titulaires de licences de BC Timber Sales de grands arbres anciens dans le bassin versant de la rivière Nahmint, près de Port Alberni.

Le président du conseil, Kevin Kriese, affirme que les conclusions montrent que le plan d’intendance forestière de BC Timber Sales n’est pas conforme aux objectifs spécifiques en matière de biodiversité qui sont légalement requis par le plan d’aménagement du territoire de l’île de Vancouver établi il y a deux décennies.

Selon M. Kriese, une planification plus détaillée du paysage était censée fournir des directives claires sur la quantité et l’emplacement des forêts anciennes et matures à conserver, mais cette planification n’a jamais été achevée et le plan d’intendance forestière n’aurait pas dû être approuvé.

Selon lui, BC Timber Sales s’est retrouvé avec un ensemble compliqué d’objectifs légaux à interpréter, et le conseil d’administration a constaté qu’il avait omis des détails importants nécessaires à la gestion de la biodiversité dans le Nahmint.

Le ministère des Forêts apprécie que la commission ait reconnu que les forêts anciennes et matures représentent 67 % de la zone de Nahmint et que les opérations de BC Timber Sales répondent à ses recommandations.

Le rapport de la commission recommande que BC Timber Sales ne vende pas de permis dans les zones d’écosystèmes ” à haut risque ” jusqu’à ce que la province termine la planification du paysage pour préciser les quantités de forêt à conserver.

“Nous avons examiné la forêt restante dans le bassin versant et nous avons constaté que certains écosystèmes pourraient être en danger si l’on y poursuit l’exploitation forestière”, déclare M. Kriese dans une déclaration mercredi.

Le ministère indique dans un communiqué qu’il met à jour le plan de paysage de Nahmint et qu’il ajuste les zones de gestion des vieux bois pour “mieux prendre en compte les écosystèmes rares et sous-représentés et les objectifs de biodiversité.”

Le paysage mis à jour entrera bientôt en vigueur, selon le ministère.

La commission a également déterminé qu’une enquête lancée par la direction de la conformité et de l’application du ministère des Forêts était raisonnable. Mais elle a été écourtée parce que la direction n’avait pas réellement le pouvoir de s’assurer que les objectifs requis des plans d’aménagement du territoire de niveau supérieur sont atteints.

Le conseil recommande au gouvernement de combler cette lacune, dit M. Kriese.

“Le cadre juridique actuel ne permet pas au gouvernement de s’assurer que (les plans d’intendance forestière) approuvés par erreur peuvent être modifiés, ce qui ne donne pas confiance au public dans la conformité et l’application du gouvernement.”

Le bassin versant de la rivière Nahmint se trouve sur le territoire traditionnel du peuple Nuu-chah-nulth et s’étend sur un peu moins de 200 kilomètres carrés.

Le Forest Practices Board indique que son enquête a été déclenchée lorsque des membres de l’organisation environnementale Ancient Forest Alliance ont vu les titulaires de permis de BC Timber Sales récolter de grands et vieux arbres en 2018.

La vallée de Nahmint est considérée comme un “point chaud” pour les vieux arbres à haute valeur de conservation, indique l’alliance dans un communiqué.

L’alliance dit avoir déposé une plainte auprès du conseil d’administration après que des membres aient constaté que de très grands arbres anciens avaient été coupés dans la région, y compris des cèdres anciens et le neuvième plus large sapin de Douglas enregistré au Canada.

– par Brenna Owen à Vancouver

Ce reportage de La Presse Canadienne a été publié pour la première fois le 12 mai 2021.

Ce reportage a été réalisé avec l’aide financière de la bourse d’information Facebook et de la Presse Canadienne.



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