Les forces du marché libre, et non le gouvernement, devraient créer des logements abordables

Des logements abordables à Darien.

Jayme Stevenson

L’hiver s’est transformé en printemps ici à Darien, les enfants sont de retour à l’école, les activités reprennent et les vaccins COVID sont livrés. Ce sont des nouvelles heureuses et pleines d’espoir ! Chacun d’entre nous a dû faire face à des défis personnels et professionnels provoqués par le SRAS-CoV-2. L’esprit humain de persévérance et de dépassement est bien vivant ici à Darien et je n’ai aucun doute sur le fait que notre communauté sera plus forte grâce à notre expérience collective de gestion de la pandémie.

Alors que nous nous efforçons de prendre soin de nous-mêmes, de nos familles et de notre communauté… inquiets pour l’éducation de nos enfants, nos emplois, la santé de nos parents, de nos grands-parents, de nos amis et de nos proches, les dirigeants de la capitale de notre État ont profité de l’arrêt du COVID pour rédiger une législation qui aura un impact très important sur notre qualité de vie.

Peu de gens sont au courant de deux initiatives défendues par les leaders progressistes de Hartford… l’imposition d’une taxe foncière à l’échelle de l’État pouvant aller jusqu’à 2 milles en plus de ce que vous payez déjà à votre ville locale et des changements radicaux aux lois de zonage de l’État qui enlèveraient les décisions de zonage (et la responsabilité) à vos élus locaux et rendraient obligatoire le développement de logements “de plein droit” (code pour “aucune contribution publique autorisée”) dans des zones de la ville déjà densément développées.

Pour être plus précis, Projet de loi 1024 du Sénatl’une des nombreuses propositions législatives visant à imposer une réforme du zonage à l’échelle de l’État, aurait permis aux promoteurs de construire des bâtiments comprenant quatre unités de logement multifamiliales ou plus (avec une densité minimale de 15 unités par acre) sur 50 % de la superficie des terrains situés à moins d’un demi-mile des gares ferroviaires et à moins d’un quart de mile des couloirs des rues principales, sans tenir compte des impacts environnementaux, des embouteillages, de la capacité d’égout disponible, mais surtout… sans l’avis des voisins, des élus locaux et de la communauté dans son ensemble.

La proposition de loi 1024 du Sénat a été rédigée et défendue par Sara Bronin, chef de l’équipe de direction de la Commission européenne. DesegregateCT et épouse du maire de Hartford, Luke Bronin. Mme Bronin et les défenseurs de DesegregateCT pensent que si les villes construisent suffisamment de logements dans des zones déjà densément développées, cela réduira le coût du logement en général, rendant le logement plus “abordable” dans tout l’État. Ce projet de loi propose également d’éliminer les exigences minimales en matière de stationnement, ce qui obligera probablement les résidents de ces lotissements à se garer dans la rue. Ici, à Darien, nos rues résidentielles ne peuvent pas accueillir en toute sécurité un stationnement sur rue de cette ampleur sans créer des problèmes de sécurité pour les piétons et les cyclistes.

L’impact sur les communautés et la valeur des maisons des voisins soumis à un développement de logements denses juste à côté est une attaque contre les droits de propriété personnelle et un excès significatif du gouvernement de l’État. En fait, le gouvernement existe pour faire exactement le contraire… protéger les droits individuels. Il existe des moyens bien meilleurs et plus durables d’atteindre l’objectif louable de rendre le Connecticut plus abordable. J’ai recommandé que l’État forme une commission d’experts pour étudier les moyens de rendre le Connecticut plus abordable sans choisir des gagnants parmi les promoteurs et des perdants parmi les propriétaires et sans opposer les grandes villes aux petites villes comme la nôtre.

Darien a fait un excellent travail en reconnaissant le besoin de choix en matière de logement et est fière du fait que depuis 2000, nous avons approuvé et construit plus de 870 unités de logements multifamiliaux, dont 32% sont désignés comme “abordables” selon les normes de l’État. Les efforts de Darien sont un parfait exemple de la façon dont le marché libre, et non la force du gouvernement, nous fait évoluer organiquement dans la direction souhaitée d’une augmentation des logements abordables dans le Connecticut.

Jayme J. Stevenson est le premier conseiller municipal de Darien. Darien.


CTViewpoints accueille les réfutations ou les points de vue opposés à ce commentaire et à tous les autres. Lisez nos directives et soumettez votre commentaire ici.



En savoir plus sur les prix immobilier