Megarogo au Blm de Cantù : impossible d’estimer les dégâts

Vendredi 20 mai 2011

Megarogo au Blm de Cantù :
impossible d’estimer les dommages

CANTU “Jeudi 19/05 fermé. Nous allons avertir pour vendredi”. L’enseigne, au lendemain de l’effroyable incendie qui a dévasté l’entrepôt de Bml, est affichée sur le portail de la via Selvaregina. L’intention est de rouvrir entre aujourd’hui et lundi. Hier encore, l’air était imprégné de brûlures, un hangar détruit, les décombres. Et le toit du bâtiment où – à côté – se déroule la production des cintreuses de tubes, partiellement noirci, mais probablement accessible. “Nous avons reçu de nombreux appels téléphoniques – les quelques mots d’Emanuela Colombo, directrice du marketing de Bml – tous préoccupants pour notre avenir. Mais nous nous réorganisons pour recommencer. Une estimation des dégâts ? Pour l’instant, c’est impossible. Je n’en dirai pas plus”. Parmi les premières hypothèses sur les causes de l’incendie de mercredi – quand dans le ciel, vers 18h30, s’est levée une colonne de fumée noire, haute de plusieurs dizaines de mètres – semble être attribuée au court-circuit. Selon les toutes premières enquêtes de la police, l’éventualité d’un incendie criminel était déjà considérée comme très improbable.
Les pompiers – une quarantaine, également arrivés de l’extérieur de la province : ils ont maîtrisé les flammes en une heure et demie – mercredi a continué à travailler jusqu’après minuit. Hier matin, à 7 heures, les pompiers ont terminé les travaux de sécurité. Hier encore, les coursiers ne pouvaient pas entrer pour les livraisons, alors que certains travailleurs commençaient à mettre de l’ordre dans la catastrophe.
Les syndicats suivent l’évolution de la situation. L’entreprise de la via Selvaregina emploie plus de cent personnes. “Heureusement, il n’y a pas eu de blessés – se souvient Lorenza Auguadra, secrétaire provinciale Fim Cisl – l’important est maintenant de se réorganiser avec le travail. Il y a l’intention de recommencer dans quelques jours. L’entreprise veille également à respecter les normes de sécurité. Il se peut que certains aspects aient été légèrement sous-estimés dans l’entrepôt, qui est la partie la plus ancienne, mais tout cela est à vérifier. Pour l’instant, il n’y a que des hypothèses sur les causes de l’incendie : parmi les ouvriers, on dit que l’étincelle a pu partir de certains chariots laissés en charge”. “Nous avons demandé à l’Union industrielle de Côme – rapporte Ettore Onano, Fiom CGIL – si le Bml a déjà soumis une demande d’accès aux amortisseurs sociaux. Ce n’était donc pas le cas. Au redémarrage de l’activité, nous attendons d’en comprendre davantage à l’heure actuelle”.

l.baroque

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