Volkswagen clôture l’année 2020 avec -37% de bénéfices et -11,8% de recettes, mais prévoit une forte reprise cette année

AGI

Le Covid réduit les revenus des Italiens, soit 1 650 euros de moins par famille

AGI – La pandémie appauvrit les Italiens. Un an après le déclenchement de la crise pandémique, les familles italiennes, malgré les nombreux soulagements, manquent en moyenne de 1 650 euros de revenus. Et les perspectives de reprise sont lentes et étroitement liées aux résultats de la campagne de vaccination, actuellement en retard sur les objectifs fixés : ainsi, à la fin de 2021, le revenu moyen des familles sera encore inférieur de 512 euros à celui d’avant la crise. Pour l’estimer, il s’agit de Confesercenti. En Émilie-Romagne, les familles les plus touchées Au niveau territorial, fin 2021, la plus grande distance par rapport aux conditions pré-covidiennes serait enregistrée en Émilie-Romagne (-897 euros), suivie des Marches (-807 euros). La perte de familles dans les Pouilles resterait plutôt en dessous de 200 euros. Comme pour les autres régions, la contraction des revenus en 2021 par rapport à 2019 serait comprise entre 600 et 700 euros dans le Piémont, le Val d’Aoste, la Vénétie, la Toscane et l’Ombrie. Au-delà de 500 euros, ce sont les pertes des familles de Lombardie, du Trentin-Haut-Adige et du Frioul-Vénétie Julienne. La compression des revenus dépasserait 400 euros dans le Latium, les Abruzzes, le Molise et la Sardaigne. Pour la Ligurie, la Campanie, la Basilicate, la Calabre et la Sicile, la baisse dépasserait les 300 euros par famille. Les travailleurs indépendants sont les plus touchés La crise n’a cependant pas touché toutes les catégories et toutes les activités avec la même intensité. Ce sont les travailleurs indépendants qui souffrent le plus, pour lesquels la perte de revenus à la fin de 2020 aurait approché les 44 milliards et serait encore égale à -27 milliards en 2021, et les salariés du secteur privé, qui enregistrent une baisse de 43 milliards, contre une augmentation de 2,5 milliards pour les employés du secteur public, sous l’effet des recrutements dans le secteur de la santé. Fin 2021, selon Confesercenti, les revenus des travailleurs privés seront encore inférieurs de 22,8 milliards à ceux de 2019, tandis que dans le secteur public, l’augmentation des revenus passera à 9,4 milliards. Année noire pour le tourisme, le commerce, la restauration L’absence de reprise des revenus en 2021 sera fortement asymétrique, même au niveau sectoriel, car elle se concentre principalement sur deux secteurs seulement : celui du “Commerce, de la restauration et des établissements publics” et celui des “Activités artistiques et de divertissement” en plus, bien sûr, du tourisme. De Luise, accélérer sur les rafraîchissements et les vaccins “La crise pandémique n’a pas touché tout le monde de la même manière : l’impact, comme le montrent les données sur les revenus, se concentre presque entièrement sur les indépendants et leurs employés, avec des pertes bien plus importantes que l’aide directe accordée jusqu’à présent. Aussi parce que la dernière tranche de soutien, celle qui aurait dû arriver avec le Ristori V avec 32 milliards de ressources, ne s’est toujours pas matérialisée, plus de 60 jours après l’annonce. Une situation incroyable et inacceptable, qui crée le désarroi et la méfiance des entrepreneurs et de leurs employés et bloque toute perspective de reprise”, a déclaré la présidente des Confesercenti Patrizia De Luise. “C’est pourquoi nous demandons instamment au gouvernement d’accélérer les aides promises : les entreprises sont à la limite et ne peuvent pas attendre un mois de plus. Mais nous devons également changer de modèle : si l’on parle de nouveaux verrouillages possibles, c’est parce que les restrictions imposées aux entreprises ne suffisent pas à contenir l’épidémie, et qu’elles ne constituent pas non plus une solution durable pour l’économie à long terme. Nous devons nous concentrer davantage sur le vaccin : il est désormais impératif que l’action gouvernementale passe d’une succession de décrets de fermeture à l’organisation d’une campagne de vaccination générale qui permettra à l’économie de se normaliser. À ce jour, seulement 6,6 % de la population italienne a reçu au moins une dose de vaccin. Aux États-Unis, plus de 20 % de la population a été vaccinée, au Royaume-Uni près de 30 %, en Israël plus de 90 %. Ces pays sortent du cauchemar de la pandémie, nous nous y replongeons alors que les vaccins auraient dû nous protéger”.

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